Accepter son câblage pour ne plus se sentir imposteur.

Marque Oser se Réinventer
Créer sa marque ou comment créer le réceptacle de son identité multi-potentielle?
juin 1, 2018
Le pouvoir de créer sa vie personnelle et professionnelle
Le pouvoir de créer sa vie personnelle et professionnelle.
septembre 10, 2018
Accepter son câblage pour ne pas se sentir imposteur

Imposteur! Qui ne s’est jamais senti imposteur?  Qui n’a jamais été confronté à ce soi-disant syndrome ?

En fait, il s’agit bien plus d’une expérience que d’un syndrome, qui fait se sentir non légitime, pas crédible, pas à sa place.

Un mal être qui vient en parti de l’intégration des attentes et normes sociétales.  Un mal qui semble dicter à ceux qui en font l’expérience qu’il n’y a qu’UNE voix acceptable pour être légitime. Un chemin qui nous éloigne de qui nous sommes. Cet éloignement de nous même, de notre fonctionnement intrinsèque ne ferait-il pas le nid de l’existence de ce mal-être?!  La solution ? Accepter son câblage pour ne plus se sentir imposteur.

Qu’est ce que “l’imposture”?

L’appellation “syndrome de l’imposteur” évoque un ensemble de signes qui relient celui qui en est victime aux doutes et à l’incapacité de s’attribuer les résultats de son travail et créations.

L’imposture, une histoire de mérite.

L’imposture ou cette impression profonde de ne pas mériter sa place, ses compétences. Le professionnel qui se sent « imposteur » est généralement doué pour apprendre seul. C’est avant tout un auto-didacte en puissance. Seulement, il a intégré un modèle de reconnaissance du travail tel, qu’il attribue ses réussites à des circonstances extérieures. Telles que la chance, une aide, un contexte favorable. D’où l’impression d’imposture, de duper les autres. Quand son défi se solde par une réussite et qu’il ne trouve aucune de ces circonstances à mettre en avant, il lui restera le sabordage. D’ailleurs, il n’est pas rare que sa réussite soit précédée d’une période de déprime. Voire de dépression, où le questionnement, les doutes et le sabotage invitent au repli sur soi et à l’entretien d’un mal-être comme pour se punir.

L’imposture, une expérience…

Ici, plutôt que de parler de syndrome, parlons “d’expérience de l’imposteur”. Un concept révélé par les psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne Imes en 1978. Le terme ayant été détourné de manière clinique alors que cela ne relève pas d’une pathologie. Il s’agit plutôt d’une expérience à laquelle tout le monde peut être confronté.

… mal intégrée.

En effet, il s’agit d’une expérience mal intégrée au niveau psychique, qui va se répéter. Une répétition qui finie par laisser place à un conditionnement. L’inconscient (par protection) a une bonne raison à ce moment là de nous permettre d’intégrer cette expérience telle qu’elle. C’est à dire, avec les ressources que nous avons à ce moment, pour y faire face. Ici, tout mon art consiste à amener les belles personnes qui co-créent avec moi sur le chemin de la connaissance d’elles-mêmes. Au delà des apprentissages limitants, des certitudes bien ancrées et automatismes enfermants.  A mon sens, ce témoignage de fin d’accompagnement résume ce qui permet de passer outre cette expérience d’imposture: «j’ai compris comment je fonctionne, qui je suis et je l’accepte ».

Des éléments qui renforcent les expériences d’imposture.

Certains éléments sont à prendre en compte dans le fait de vivre l’expérience d’être un imposteur. Des éléments qui viennent renforcer ce statut et qui méritent notre observation et vigilance.

  • Les conditionnements familiaux…

Au sein d’une même famille, de génération en génération, nous nous transmettons des héritages. C’est à dire des modes de pensées, des croyances issues d’expériences plus ou moins traumatiques, des non-dits ou d’habitudes bien rodées. Des héritages trans-générationnels qui peuvent être conscients et inconscients. A relever, les croyances liées au mérite, mais aussi à la loyauté envers un parent peuvent renforcer les expériences d’imposteur.

…et  normatifs.

Aussi, notre société normative par ses critères de fonctionnement explique en partie ce complexe d’imposteur. Dans sa construction, le système scolaire y tient une place prépondérante. En effet, il peut favoriser, valoriser la comparaison et la compétition. Cela pouvant induire un sentiment de performance attendu. Une performance que l’on retrouve dans l’entreprise et qui peut également déteindre plus largement sur nos vies.

Alors, le message implicite serait-il que pour être heureux, il faut être reconnu (par le groupe/ un système) comme étant (le plus) brillant ou (le plus) riche ou (le plus) performant ?

Une course au toujours plus, un passeport à la légitimité dont l’accès est remis entre les mains d’une validation extérieure.

La légitimité serait-elle circoncise au fait d’entrer dans les « bonnes » cases pour prétendre être la « bonne » personne ?

Etre qui nous sommes ne commencerait-il pas à l’intérieur de nous, de soi, de sa façon spécifique de fonctionner ?

Devons-nous justifier ce que nous faisons par UNE seule voix?

  • La peur

Cette invitée, de par la place que l’on veut bien lui laisser. Une peur généralisée par un sentiment de perdre. Elle se décline cependant de plusieurs façons.

La plupart du temps quand nous avons peur, c’est de notre propre lumière. Certes, nous avons peur d’échouer mais au delà de cela, nous avons bien plus peur de réussir. Personne ne nous ayant appris à regarder notre lumière et à l’accepter. Nos représentations de ce qu’est la réussite viennent donc fortement activer nos croyances et vieilles blessures liées à l’argent, à l’individualisme, à l’amour de soi…

Dans l’expérience de l’imposture, la peur maintient l’individu aux prises d’un fonctionnement inconscient, en fondement d’une croyance profonde que sa réputation va être usurpée. Dès lors, il y a fuite des possibilités permettant de développer pleinement son potentiel. Le doute s’amplifie et lui fait vivre cette certitude qu’un jour il sera démasqué. Une croyance limitante très ancrée, qui active une peur qui va littéralement miner leur sentiment de sécurité interne.

  • L’ignorance de son fonctionnement…

La méconnaissance de soi en général laisse ce genre d’expériences d’insécurité gagner du terrain.  Par méconnaissance de son fonctionnement, je veux parler plus précisément de méconnaissance de son “câblage”. C’est à dire, la façon unique dont nos neurones sont reliés et connectés dans notre cerveau. Ce câblage préfigure de notre unicité, de par nos sensibilités, sensorialités et expériences de vie.

… intuitif.

Le réseau neuronal permet (chez les intuitifs) de capter des réponses sans pouvoir les expliquer. Une fulgurance qui apporte une lecture et une connaissance des évènements qui ne trouve place dans aucune logique. C’est comme si la réflexion avait été court-circuitée dans l’émergence de la solution. Une réflexion non traitée par le conscient. La solution ou réponse se matérialise alors dans l’antichambre de la conscience, ce non-conscient qui en bruit de fond analyse et produit à une vitesse folle l’information. Cela parle à certains?! Pas évident d’avoir conscience de cette faculté en sourdine mais bien présente.  Les croyances entretenues à propos d’expériences d’imposture dans ce cas, vont dépasser ce fonctionnement non conscient et devenir une difficulté pour l’individu.

L’ignorance de leur mode de fonctionnement, finie par devenir invalidante pour ces individus apparentés à des intuitifs intelligents.

Des stratégies négatives en conséquence.

Ainsi, réagissait une cliente venue me voir pour pallier à un fort stress en situation d’examen qui lui faisait perdre tous ses moyens. Elle avait intégré la stratégie de travailler et réviser jusqu’à épuisement pour justifier par ses efforts (démesurés), sa réussite probable. Il fallait que cela soit « difficile » pour répondre et rester fidèle aux modèles reçus.

Le confort réside dans le connu, ce à quoi nous sommes habitués, même si cela ne nous est pas toujours confortable ! Cela a le mérite d’être connu donc rassurant. Une zone de certitude, pour rassurer l’égo, programmé pour assurer sa propre survie dans un scénario qu’il connaît par coeur ! Un automatisme. Jusqu’à la prise de conscience que cela ne peut pas continuer ainsi et que cela suffit d’être son propre saboteur.

  • De l’ overdoing à l’underdoing

Une boucle de rétroaction se met alors en place comme pour chercher à rétablir LA “vérité”. Une vérité qui dans l’esprit de l’imposteur ne peut être que justifiée par des comportements de surinvestissement. Ces stratégies apparentées à des mécanismes de défense nommés « overdoing » et « underdoing ». Une crainte d’être démasqué sous-tendue par la culpabilité d’escroquer son monde amène « l’imposteur » à investir une très grande énergie dans la tâche à produire (overdoing). La croyance « qu’il faut se donner du mal pour produire du bon travail » est ainsi maintenue. Au moins, le moyen de justifier ce travail sera valable plus que de l’attribuer à ses compétences personnelles (celles-ci étant parfois difficilement définissables en témoigne le fonctionnement non-conscient décrit plus haut). Sinon l’attribution toute faite à un caractère chanceux peut aussi être emprunté (underdoing).

Quoiqu’il en soit ces stratégies renforcent ces expériences d’imposture.

  • La protection par la peur :

Se protéger des autres et de soi en restant dans la peur. La peur est un sentiment connu et bien balisé. Elle est identifiable et reconnaissable très rapidement.

Cependant, elle peut se déguiser.  Prendre la forme de l’entretien d’un comportement loyal envers un parent. Par loyauté,  je me saborde pour rester fidèle à ce parent qui n’a jamais réussi. La peur peut également revêtir le masque de l’impatience qui pousse à faire tout très vite. Le risque étant de bloquer le processus créatif. Puis ce qui prendra le relais de l’impatience sera, le stress de l’attente du changement, la perte de confiance, le fait de ne pas s’avouer ses intuitions (faux-self).

Les intuitions sont très en avance sur les comportements et ne pas en avoir la connaissance ou conscience peut générer beaucoup d’épisodes de déprime selon les objectifs posés. A ajouter aussi, tous les prétextes utilisés pour ne passer à l’action: “pas le bon moment”, “pas la bonne personne”, “pas le bon projet”…

L’imposture conduit à entrer dans des stratégies négatives. Une conscience entrainée permet de reconnaître ses comportements négatifs. Cette attitude constitue déjà une première étape et s’en suivra d’adopter une démarche qui va permettre de contrecarrer ce conditionnement négatif.

 3 stratégies positives à développer pour distancer l’imposture.

Se poser les bonnes questions permet de prendre conscience de cet écueil. Il s’agit d’un premier pas vers une prise de conscience ou d’une prévention.

1.Avoir et garder une vision claire.

Ainsi, avoir des objectifs clairs, cohérents et atteignables et les travailler, facilite le fait de poser des actions aussi minimes soient-elles en direction de son but..

Donc, se poser la question essentielle : Où veut-on aller ?

Cependant, ne pas confondre mettre des actions en place pour faire avancer vos projets et vérifier si vous avez toutes les compétences pour les réaliser sinon vous retomberiez dans le piège.

Là aussi, il convient de se poser les bonnes questions!

Ce que je fais est-il en lien avec mon talent ?
Cette action est-elle cohérente avec mes valeurs? mon but?

2. Développer son estime de soi.

De fait, se déprécier ne favorise pas le développement de l’estime de soi. Bien au contraire, à chaque fois que vous ne vous respectez pas, ne vous écoutez pas ou que vous vous minimisez ou reniez, vous mettez un coup de canif à votre capital “Estime”. Il est recommandé de sortir de l’illusion de ne pas être assez et retrouver confiance en étant réaliste sur sa valeur.

Demandez-vous régulièrement quelles ont été vos dernières réussites ?

En effet, souvent nous savons expliquer ce qui n’a pas fonctionné, mais ne prenons pas assez le temps d’analyser ce qui a fonctionné et pourquoi. Une analyse qui a son importance, afin d’ancrer de façon cellulaire ce qui est porteur et pouvoir le reproduire à nouveau avec encore plus d’impact.

3. Accepter son câblage pour ne plus se sentir imposteur.

Votre unicité relève et révèle vos principaux talents.

Quels sont-ils ?

Qu’est-ce qui vous rend unique ?

Se poser ces questions et y répondre avec authenticité sans minimiser ses capacités est un exercice à pratiquer régulièrement au rythme de son évolution. Cela permet de se reconnecter à ses talents uniques et spécifiques.

Nous sommes tous différents. Tous câblés différemment, car il n’y pas deux cerveaux semblables. Alors, en fonction de ce câblage il nous est donné des facilités intuitives, capacités extrasensorielles ou autres. Cela fait parti de soi et les accepter à part entière épargne souffrances et nœuds au cerveau (sic !)

Ainsi, se poser ce genre de questions permet d’amplifier consciemment la connaissance que nous avons de nous-mêmes et la possibilité de nous réaliser à notre rythme et dans la direction qui inspire nos intérêts.

Syndrome de l’imposteur, fait réel ou distorsion de la réalité ?

Bien que tout cela semble réel, vous devez bien comprendre que cela ne l’est pas !

Personne ne peut vous démasquer et il n’y a point de duperie ! Juste un fonctionnement méconnu ou rejeté qui favorise une distorsion de la réalité. Il s’agit bien d’une expérience personnelle, d’une réalité subjective. Car nous interprétons les évènements, à partir de nos filtres, de notre réalité, en fondement de nos expériences et émotions. Le terme  distorsion est utilisé, (notamment) en PNL pour mettre en avant le fait que notre interprétation doit faire corps avec ce que nous avons toujours connu, (nos conditionnements) afin de rester fidèles à nos croyances.

Sortir de la posture d’imposteur.

Le conditionnement a souvent la peau dure. Faire preuve de discernement en se questionnant représente déjà un travail important pour certains et peut s’avérer insuffisant pour d’autres. Aussi, l’usage de techniques de déprogrammation permettra donc de désamorcer croyances limitantes et comportements limitants. Et ainsi, faire de la place à l’émergence de comportements plus adaptés, en adéquation avec ses aspirations profondes. Mettre de la distance entre une expérience et l’émotion qu’elle génère. Remettre du sens dans ce qui a été mal intégré, pour accepter et cesser de s’user dans des comportements qui ne sont pas en accord avec l’être que vous êtes pour sortir de cette posture d’imposteur.

Si vous souhaitez aller plus loin.

Le conditionnement, c’est l’apprentissage d’un comportement qui se révèle limitant pour soi dans un contexte particulier. La difficulté à en sortir est en lien avec nos ressources non valorisées ou à apprendre. Si vous avez envie de désapprendre ce qui ne vous convient pas pour laisser place à vos vraies valeurs et des comportements plus adaptés, contactez-moi pour envisager un travail en co-création:

  • Accompagnement en co-création de 4, 6 ou 9 mois en présentiel à bordeaux, dans votre ville ou à distance.
  • Accompagnement Journée VIP en présentiel à bordeaux, dans votre ville ou à distance.

Workshop à venir :

Journée « d’Eveil quantique pour créer sa réalité ». Uniquement en présentiel à Bordeaux, les samedis 13 octobre et 8 décembre 2018.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *