Changement de peau: quitter ses “étiquettes métiers”

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Changement de peau: quitter ses étiquettes métiers

Crédit photo: Kewin Connin Jackson

Changement de peau, changement de cap : quitter ses “étiquettes métiers ».
Pour rentrer dans le vif du sujet ce titre me concerne directement.
Alors ?! Qu’est-ce que je veux dire par là ? Certains diront peut-être qu’est-ce qu’il se passe…encore !?

Ces intuitions qui reviennent…

Si vous êtes intuitif, vous devez être sensible aux fulgurances. Vous savez ce courant d’énergie intense qui vous traverse et qui vous donne accès à une information très claire et très dense, qui prend beaucoup de place dans votre esprit le jour même et quelques jours après. C’est l’évidence qui vous transperce ! L’alerte qui vous met en alerte.

Seulement, malgré leur puissance, il arrive que nous n’écoutions pas ces fortes intuitions ou que nous les mettions de coté ne sachant qu’en faire dans le concret et nous finissons par les oublier.

… a écouter!

En réalité je crois que rien de tout cela est vrai. La seule véritable raison et que nous ne sommes tout simplement pas prêt pour accueillir cela !

En revanche une intuition fulgurante qui se présente deux fois, on se doit de l’écouter.

Alors c’est ce que j’ai décidé de faire !

Un parcours sur « les rails »…

Au sortir de l’université, un titre de psychologue avec mention en poche et aucune maturité professionnelle pour assumer, endosser ce titre et me lancer dans cette profession libérale seule sans soutien. Car oui l’université n’apprend pas à ses étudiants comment s’installer (j’ose espérer que cela ait changé depuis). J’ai donc cherché à m’adapter au monde du travail et entrer dans le moule, “comme tout le monde”, c’était le conseil de l’époque.

…de la facilité!

Consciente de ma facilité pour intégrer rapidement  des process et comprendre les environnements, je me suis lancée dans le secteur de l’insertion professionnelle. Quoi de plus gratifiant que d’aider les autres à trouver un emploi, une formation ou s’assurer une bonne reconversion.

La vie, le temps est passé et 10 ans se sont écoulés. 10 ans de mise en sommeil de mon identité profonde car combien de fois je me suis répétée, que j’allais quitté cet emploi où il m’arrivait de flirter avec des périodes d’ennui mortel. Mais je ne l’ai pas fait. Satanée sécurité !

Un réveil retentissant…

Un jour, je me suis réveillée et j’ai eu envie d’évoluer et de mettre un grand coup de pied dans cette routine mortelle. Un processus accéléré par la fermeture d’une service où c’était moins pire que tout ce que j’avais connu. Engagée dans un recrutement de psychologue du travail dans une enseigne qui gère à ce jour les 9% de la population à la recherche d’un emploi.

…et de la gratitude!

Voilà que des dizaines de promesses, pirouettes, incompréhensions, injustices plus tard, je remercie cette enseigne de m’avoir fait comprendre que ma valeur c’est moi qui me la donnais et que ma place était ailleurs.

Pour ceux qui aimaient à penser que j’étais la jeune femme timide, les avis ont divergé quant un bon matin du 30 janvier 2015 je ne suis plus retourner au travail !

Et oui femme de conviction égal à femme d’action ! Voilà une de mes facettes.

Mes « étiquettes métiers »

15 ans étaient passés depuis l’acquisition de mon diplôme et voilà que je me dis qu’il était temps d’en faire quelque chose !

Me voilà a rafraichir mes connaissances, multiplier les formations dans le domaine des thérapies brèves et passer une certification de coaching.

Lancée dans cette énergie de m’installer à mon compte, je me fais accompagner et démarre en 2016 avec une double casquette de thérapeute et de coach.

Deux ans plus tard, en fait pour être honnête je devrai dire 18 mois plus tard et avec un CA plus qu’encourageant, je reviens 15 ans en arrière en me disant que finalement ce n’est pas ce que je veux faire. Et ce n’était pas tant de l’immaturité professionnelle, ça m’arrangeait de l’interpréter comme cela à cette époque.

Changement de peau, changement de cap.

La vérité est qu’au fond de moi aujourd’hui, je ne me sens ni thérapeute ni coach à part entière !

Alors voilà ! Je raccroche ! Je ferme le volet de la thérapie officiellement et celui du coaching également. Les compétences sont là et seront toujours là mais ne venez plus me chercher pour cela.

Pourquoi ?

Il arrive qu’on emprunte des chemins parce que ça nous paraît fait pour nous, parce qu’on a des facilités. Seulement ce n’est qu’un bout de chemin. Certaines croisées vous font dire que oui, ce passage était nécessaire mais ce n’est pas la destination finale. D’ailleurs je crois qu’il n’y a pas de destination finale. Il y a seulement des transitions et des élévations jusqu’à ne faire qu’un avec sa mission d’âme.

Et je crois que ce que je fais aujourd’hui va bien au delà de ces étiquettes métiers.

Une intuition de dédier mon énergie à l’accompagnement d’entrepreneurs m’est parvenue il y a un an presque jour pour jour. Elle me revient à la figure maintenant pour une belle raison. Alors, j’ai décidé d’honorer cette intuition et de la suivre.

Je me consacre désormais aux entrepreneurs créatifs en recherche d’expansion et aux entrepreneurs en devenir. Cela nourri davantage mon âme puisque l’entrepreneur en moi s’est révélée et réveillée suite à mon accompagnement par Céline Boura et Florence Chauffier du Luxe d’être soi il y a un an.

Une mue-tation…

Pourquoi s’enfermer dans un ou deux métiers alors que l’on aspire à davantage? Pourquoi chercher à se définir sans cesse au travers une étiquette, alors qu’on s’y sent à l’étroit? A chaque fois que j’ai voulu faire cela je me suis perdue. Je savais encore moins me définir et définir ce que je faisais car je débordais de toute façon toujours du cadre.

Psy ou coach, le professionnel est « cerné » par un métier réglementé. Et il existe une frontière à ne pas dépasser entre ces deux métiers. Le dilemme c’est que cette frontière dans la vraie vie est floue, est pour cause l’être humain n’est pas lisse et linéaire. C’est la frontière de la thérapie. C’est la frontière du temps ! En thérapie on est axé sur le passé pour un meilleur présent. En coaching on est accès sur le présent pour un meilleur futur. Un être humain a parfois besoin de tout cela, de retourner dans son passé pour libérer et comprendre pour apaiser son présent et envisager un avenir différent. Chaque individu est différent. Et pour moi ne pas proposer les deux démarches c’était faire un choix dans lequel je ne me retrouvai pas. Point de jugement, juste mon histoire personnelle.

…d’entrepreneur!

Aujourd’hui je mets un terme à ce débat avec moi-même et choisis d’aller là où mon âme vibre. Comme dit le proverbe : qui m’aime me suive…toujours dans la réinvention ;). Le site a d’ailleurs fait également peau neuve. La suite au prochain épisode qui risque d’être très prochainement. Stay tuned !

2 Comments

  1. il est vrai quil y a beaucoup (trop?) de thérapeutes, mais surtout, beaucoup trop de thérapeutes trop peu formés, et avec trop peu dexpérience être thérapeute, cela veut dire aussi connaître ses vraies motivations pour être thérapeute, travailler sur soi, continuer à étudier, à découvrir comme dans les années 80 90 il y avait des personnes qui sinstauraient prof de yoga après nen avoir fait quun peu, il y a maintenant des personnes qui sinstaurent thérapeutes avec un trop petit bagage outre que cela naide ni les clients, ni même les dits thérapeutes, cela donne du grain à moudre à tous ceux qui veulent faire disparaître ces techniques parallèles limportant est la posture que lon prend et donc être conscient de ce que lon fait, à lautre, à soi, et être conscient de qui on est quand on le fait.

    • Emmanuelle GABOURG dit :

      Bonjour,
      Merci de faire part de votre opinion. Mon propos ne se fonde pas sur le fait qu’il y ai trop de thérapeutes et encore moins trop peu formés. Etre thérapeute c’est soigner à l’aide d’une thérapie. A chacun sa motivation pour exercer. Je crois que les personnes qui s’engagent sur cette voie sont profondément humaines et travaillent sur elles, car conscientes qu’elles sont leur propre outil. Le monde change car nous sommes ce monde qui change. Se référer à un temps révolu (les années 80 et 90) permet-il de répondre aux mutations et changements de vision actuelle? Je ne le crois pas! Evoluons avec notre temps et voyons plus loin que le temps. L’évolution est faite de passages et emprunter des chemins pour éclairer sa réelle vocation est indispensable. Cela s’appelle une transition. Bien à vous.

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