Créer sa marque ou comment créer le réceptacle de son identité multi-potentielle?

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Marque Oser se Réinventer

Crédit photo: Kewin Connin Jackson

Et si créer sa marque c’était créer le réceptacle de son identité multi-potentielle ? Cette question reflète l’évidence qui m’a permis de créer ma marque.

Ainsi, au commencement de mon activité d’indépendante en relation d’aide, je proposais “classiquement” des séances d’accompagnement en thérapie et en coaching “à la manière” des professions libérales.

Seulement 18 mois plus tard, j’étais lassée de ce modèle d’intervention. J’avais l’impression d’en avoir fait le tour. Cela qui me donna même l’étrange sentiment d’avoir fait le tour de moi-même. Mais, ce n’était pas exactement cela, même si cela y ressemblait fortement sur le moment.

Aujourd’hui, je peux dire avec assurance que je suis loin d’avoir fais le tour de moi. Le tour d’un modèle économique, très certainement. Je vous raconte ici dans un flashback de 8 mois en arrière comment j’ai changé de modèle économique et affirmé mon identité.

Un modèle économique.

Mon activité indépendante à débuté en tant que coach relationnel. J’accompagnai spécifiquement les femmes sur le créneau de la relation à soi et aux autres. Spécialiste des mécanismes de communication et à l’aise avec les émotions j’étais dans mon élément. J’offrais des séances de 1h30 que j’avais un mal fou à tenir dans le temps imparti. Les rdv s’enchainaient. Je terminai souvent mes journées à 20h30. Classique pour une profession libérale ! Jusque là j’avais tout bon !

Seulement, dans ma pratique, j’étais consciente de faire des allers-retours entre la thérapie et le coaching. Mes clientes venaient me voir  pour cela. J’étais une « psy différente », « pas comme les autres », me disaient-elles. Après un an d’activité je ne savais toujours pas comment me présenter aux autres, et ne souhaitais plus me mentir à moi-même.

Tantôt psy, tantôt coach, j’oscillai toujours entre deux quand je devais me présenter et répondre à la fameuse « boring question » : « Tu fais quoi dans la vie » ?

Et un jour, j’ai accepté d’absorber cette double casquette et de me présenter comme tel : « j’ai une double casquette de psy et coach ». Pensez-vous que cela faisait l’affaire pour autant ? Absolument pas de mon point de vue ! Il me semblait toujours tronquer une partie de moi-même avec ce titre qui relevait pour moi de la schizophrénie. J’y étais mal à l’aise, me sentant toujours trop ou pas assez (je ne savais pas) dans cette appellation médiane.

Aujourd’hui je sais que j’y étais trop à l’étroit. Je vous explique pourquoi.

Une crise identitaire.

Moi qui passais mon temps à permettre aux autres de se révéler à eux-mêmes, je me retrouvai dans une impasse. Je ne comprenais pas pourquoi au bout de 18 mois d’activité, pourquoi ce sentiment de tourner en rond s’était invité dans l’histoire. Cela m’a propulsé 2 ans et demi en arrière. A l’époque, je quittai le salariat pour ce même sentiment d’être arrivée au bout de quelque chose. Et voilà qu’en travaillant à mon compte la même situation se représentait devant moi ! Qu’est-ce que j’avais raté ? Qu’est-ce que je n’avais pas vu et pas résolu ? Pourtant, mon projet était réfléchi dans les moindres détails, même si de l’extérieur ça n’en donnait pas l’impression. Alors qu’est-ce qui avait viré à un moment donné.

Alors, j’ai eu recours au miroir de l’accompagnement pour percevoir mon angle mort. Cette zone de soi qu’on ne peut voir que lorsqu’elle est reflétée par le jeu de l’altérité de l’autre. Il y avait forcément une chose ou plusieurs que je ne connaissais pas encore de moi. Donc, je devais aller là où je n’étais encore jamais allée pour y découvrir une part de moi que je ne voyais pas ou ne voulais pas voir.

Et j’allais me confronter à la question:  Qui je suis ? Qui je suis vraiment ?

Une âme d’entrepreneur.

Je suis une entrepreneuse, celle qui entreprend. Donc, celle qui a un plan pour les autres. Ok ! Mais pour elle quand est-il ? Qui est-elle?

Je me retrouvai face à cette question qui n’avait pas trouvé réponse. Souvent, je me définis comme une personne qui ne trouve pas son compte dans les propositions sociétales en terme de contribution économique. Je me voyais souvent comme un individu hors-norme, hors-moule. Effectivement, toute mon enfance, mon adolescence et ma vie de jeune femme salariée, se dessinaient toujours en filigrane d’une sorte de rébellion. J’avais ce besoin d’être à part, différente et de l’exprimer.

Je savais au fond que ce n’était pas un acte de rébellion, juste un acte identitaire, juste ma façon d’être moi.

Je crois, pour « l’indépendante » que j’étais mon plus grand désarroi a été de me rendre compte que je reproduisais dans mon activité les mêmes repères que ceux du salariat. Ce qui a évidemment pesé dans le fait d’être rattrapée par la lassitude et la routine.

Cela a été la prise de conscience qui a transformé mon modèle économique.

Je suis indépendante et fait partie de la famille d’âmes d’entrepreneurs. Ces individus qui entreprennent, qui créent souvent leur activité par “revanche” sur la vie, pour se prouver quelque chose. Cette famille d’âmes qui à un message fort à faire passer à l’humanité, souvent loin des modèles imposés, des moules bien façonnés.

Une identité multi-potentielle.

Rien n’avait viré! J’étais bien moi dans cette période de questionnement. L’angle mort de l’accompagnement n’a fait que me renvoyer ce que j’étais déjà, que je n’ignorai pas complètement, mais sur lequel je n’avais jamais vraiment posé de mot!

Une âme d’artiste qui repose sur une identité multi-potentielle.

“Une soif, un besoin d’apprendre sans cesse et de créer à partir de cela”.

Une âme créative et inventive à souhait. Qui construit des ponts pour faire des allers retours entre le coaching et la thérapie et bien d’autres dimensions de l’accompagnement humain. Un don pour trouver la faille et l’exprimer avec des mots qui font vibrer toutes les cellules de mes clients, tant ils sont cinglants de justesse. Une communication de coeur à coeur, d’inconscient à inconscient. Ce qui peut sembler hors champs de mon statut de psychologue ou de coach. Cela dépassait bien mon prénom et mon nom. Je fais ici référence à mon ancien site internet éponyme.

 

Photo de la page d'accueil de l'ancien site internet de Emmanuelle Gabourg

Souvenir de la page d’accueil de mon ancien site internet éponyme emmanuellegabourg.com Crédit Photo: L’oeil de Sly

“Créer sa marque pour asseoir son identité”.

Ainsi, pour moi c’était le meilleur moyen de ne plus avoir à me définir, à me justifier, à entrer dans un moule à nouveau.

Une marque, comme réceptacle de son identité multi-potentielle.

Etre indépendante, “l’excuse” pour faire ce qu’on veux, quand on veux avec qui on veux. Créer sa marque va bien au delà. En créant ma marque “Oser se Réinventer”, j’ai  crée un terrain de jeu illimité qui répond totalement à mon identité multi-potentielle et ma passion créatrice. Donc, voilà comment ma marque se fait le réceptacle de mon identité multi-potentielle. Elle me permet de:

  • ne pas avoir à me justifier des changements que je souhaite opérer pour mon activité.
  • de créer des accompagnements sur-mesure.
  • cesser de me définir par une fonction.
  • de rendre légitime ma multi-potentialité.
  • penser en terme de prestations de service et non de séances.

Ce dernier point parait anodin, mais ça fait toute la différence quand on est créative à souhait.

Elle m’offre le pouvoir d’accomplir une activité qui a du sens pendant un temps voulu. Puis, de la faire évoluer le moment voulu, généralement lorsque j’évolue moi-même. Alors, elle laisse la place autre chose. En cela, la répétition et la routine ne peuvent s’installer. C’est une façon de sortir du sentiment de devoir toujours faire ce que l’on attend de vous que vous fassiez. On attend d’une psy qu’elle dispense des séances de thérapie, d’une coach des séances de coaching, d’une énergéticienne qu’elle fasse des soins énergétiques stricto sensu. Cela porte le nom de spécialisation. Chacun dans sa case et les poules seront bien gardées! Désolée, ce n’est pas mon câblage.

Que se passe t-il quand on fait de la thérapie, du coaching, mais pas que?!

Qui est-on ?

Je me suis qualifiée de schizophrène dans cette crise d’identité que je croyais professionnelle. Et c’est avec cette même question que je suis allée chercher mes réponses en me faisant accompagner.

La pseudo-frontière identité personnelle et professionnelle.

La vérité est que non cette crise d’identité n’était pas (seulement) professionnelle.

L’identité professionnelle d’un coté ET personnelle de l’autre ça n’existe d’ailleurs pas !

Il n’y a pas de frontière entre les deux. Y croire, c’est se protéger de quelque chose dont on a peur ! Une frontière qui m’a servi à me cacher à moi-même ma lumière. Cette puissance que nous avons tous et qu’on ne nous a jamais apprit à regarder.

J’ai surtout découvert que je ne pouvais plus cacher qui j’étais réellement. Que je ne pouvais qu’être moi-même pour développer mon activité. Donc,  j’ai décidé de décloisonner mon art de vivre personnel à mes clients. De faire plus de place à mon intuition et de permettre à mes clients de faire de même, replacer leur intuition au coeur de leur être. Mais aussi d’intégrer des éléments psycho-énergétiques et quantiques dans nos co-créations. Tout cela au service d’un chemin, celui de la réinvention de soi.

Ma marque c’est moi avec toutes mes facettes. Un faisceau d’idées et de création reliant entre eux, mes apprentissages, mes observations de la vie, mes expériences et mes dons.

Et sinon!

La racine pour créer sa marque ou pour s’épanouir personnellement, est une meilleure connaissance de soi-même. Se faire accompagner constitue indéniablement un éclairage incontournable. Et, ce que l’on perçoit, identifie, ressent de soi, permet de poser des mots puis des actions.

Dans mon cheminement de réinvention, une de mes nouvelles actions et de partager mes connaissances et outils en groupe. Et,ma prochaine action collective se tiendra le samedi 9 juin lors d’une journée “Confiance, Estime et Image de soi” en co-animation avec la marque Pretty Sens pour faire de vous celle que vous êtes vraiment. Il reste des places. Si vous souhaitez travailler en multi-dimension, contactez moi.

 

Affiche de la journée Confiance Estime Image de soi et identité

Affiche de la journée Confiance Estime et Image de soi organisée le 9 juin 2018

 

 

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