Entreprendre: quitter ses “étiquettes métiers”

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Entreprendre : quitter ses “étiquettes métiers”.
L’entrepreneuriat recouvre souvent bien plus qu’un simple et unique métier.

Il nécessite justement de souvent faire des passerelles entre différents métiers. Certains acquis avant la création d’une entreprise ou d’une marque et d’autres le seront en cours de route sur ce chemin initiatique.

Ici je vous raconte comment j’ai choisi le meilleur des 2 mondes pour créer Oser se réinventer.

L’intuition qui revient

Si vous êtes intuitifs, vous devez être sensibles aux fulgurances. Vous savez ces courants d’énergies intenses qui vous traversent et qui vous donnent accès à une information très claire et très dense. Et qui prend beaucoup de place dans votre esprit le jour même et quelques jours après.

C’est l’évidence qui vous transperce ! L’alerte qui vous met en alerte.

Seulement, malgré leurs puissances, il arrive que nous n’écoutions pas ces fortes intuitions. Ou que nous les mettions de coté ne sachant qu’en faire dans le concret pour finir par les oublier.

En réalité je crois que rien de tout cela n’est vrai.

La seule véritable raison et que nous ne sommes tout simplement pas prêts pour accueillir leurs conséquences !

Ceci dit,  une intuition fulgurante qui se présente deux fois, selon moi, on se doit de l’écouter.

C’est ce qui c’est passé dans mon cas.

Un parcours sur « les rails »…

Au sortir de l’université, un titre de psychologue sociale avec mention AB en poche et aucune maturité professionnelle pour me lancer dans l’exercice en tant que profession libérale seule sans soutien.

Il y a 20 ans, l’université n’apprenait pas à ses étudiants comment s’installer. Cela a changé depuis et l’entrepreneuriat pendant les études est même mis en avant et accompagné.

A l’époque, j’ai donc cherché à m’adapter au monde du travail et entrer dans le moule, “comme tout le monde”. C’était le conseil de l’époque.

Consciente de ma facilité a intégrer rapidement des connaissances, comprendre et décrypter des environnements et appliquer des process, je me suis lancée dans le secteur de l’insertion professionnelle. Quoi de plus gratifiant que d’aider les autres à trouver un emploi, intégrer une formation ou s’assurer une bonne reconversion.

Le temps est passé et 10 ans se sont écoulés. 10 ans de mise en sommeil de mon identité profonde car combien de fois je me suis répétée, que j’allais quitté cet emploi où je connaissais des périodes d’ennui mortel.

Mais je ne l’ai pas fait. Sacro-sainte ou satanée sécurité !

Un réveil retentissant.

Un jour, je me suis réveillée. J’ai eu envie d’évoluer et de mettre un grand coup de pied dans cette routine quotidienne et mortelle. Un processus accéléré par la fermeture du service où j’exerçais.

Et voilà que des dizaines de promesses, pirouettes, incompréhensions, injustices plus tard, je remercie cette enseigne de m’avoir fait comprendre que ma valeur c’est moi qui me la donne et que ma place était ailleurs.

15 ans étaient passés depuis l’acquisition de mon diplôme et voilà que je me dis qu’il était temps d’en faire quelque chose !

Me voilà a rafraichir mes connaissances, multiplier les formations dans le domaine des thérapies brèves et passer une certification de coaching.

Lancée dans cette énergie de m’installer à mon compte, je me fais accompagner et démarre en 2016 avec une double casquette de thérapeute et de coach.

Changer de cap.

Deux ans plus tard et avec un chiffre d’affaire encourageant, je reviens 15 ans en arrière en me disant que finalement ce n’est pas ce que je veux faire. Je découvre que ce n’était pas tant de l’immaturité professionnelle que de ne pas m’être installée auparavant. C’était juste que cela m’arrangeait de l’interpréter comme cela à l’époque.

Il arrive qu’on emprunte des chemins parce que ça nous paraît fait pour nous, parce qu’on a des facilités. Seulement ce n’est qu’un bout du chemin.

Certaines croisées vous font dire que c’était un passage nécessaire mais ce n’est pas la destination finale. D’ailleurs je crois qu’il n’y a pas de destination finale. Il y a seulement des transitions et des élévations jusqu’à ne faire qu’un avec sa mission d’âme.

Et je crois que ce que je fais aujourd’hui va bien au delà de ces “étiquettes-métiers”.

Sortir des “étiquettes-métiers”

La vérité est qu’au fond de moi aujourd’hui, je me sens à l’étroit dans l’unique métier de thérapeute ou de coach !

Alors voilà ! Je me sens appelée à expérimenter la fusion des acquis de ces deux métiers et ce n’est pas réellement définissable.

Pourquoi chercher à se définir sans cesse au travers d’une étiquette, alors qu’on s’y sent à l’étroit?

A chaque fois que j’ai voulu faire cela je me suis perdue. Je savais encore moins me définir et définir ce que je faisais car je débordais de toute façon toujours du cadre.

Psy ou coach, je n’aurai plus à choisir dans cette activité entrepreneuriale. En effet il existe une frontière entre ces deux métiers. Le dilemme c’est que cette frontière dans la vraie vie est floue. Et pour cause l’être humain n’est pas lisse et linéaire.

C’est la frontière de la thérapie. C’est la frontière du temps ! En thérapie on est axé sur le passé pour un meilleur présent. En coaching on est accès sur le présent pour un meilleur futur. Un être humain a parfois besoin de tout cela, de retourner dans son passé pour libérer et comprendre pour apaiser son présent et envisager un avenir différent. Chaque individu est différent. Et pour moi ne pas proposer les deux démarches c’était faire un choix dans lequel je ne me retrouvai pas. Point de jugement, juste mon histoire personnelle.

Entreprendre de créer sa marque

Une intuition de dédier mon énergie à l’accompagnement d’entrepreneurs m’était parvenue un an auparavant. Elle me revient à la figure maintenant pour une belle raison. Alors, j’ai décidé de l’honorer en la suivant.

Je décide de consacrer le meilleur des deux mondes aux entrepreneurs créatifs en recherche d’expansion et aux entrepreneurs en devenir. Cela nourri davantage mon âme. L’entrepreneur en moi s’est révélée et réveillée.

Aujourd’hui j’ai mis un terme à ce débat avec moi-même et j’ai choisis d’aller là où mon âme vibre. Et j’ai ainsi crée la marque Oser se réinventer qui me permet ici de réconcilier ses deux parts de moi.

2 Comments

  1. il est vrai quil y a beaucoup (trop?) de thérapeutes, mais surtout, beaucoup trop de thérapeutes trop peu formés, et avec trop peu dexpérience être thérapeute, cela veut dire aussi connaître ses vraies motivations pour être thérapeute, travailler sur soi, continuer à étudier, à découvrir comme dans les années 80 90 il y avait des personnes qui sinstauraient prof de yoga après nen avoir fait quun peu, il y a maintenant des personnes qui sinstaurent thérapeutes avec un trop petit bagage outre que cela naide ni les clients, ni même les dits thérapeutes, cela donne du grain à moudre à tous ceux qui veulent faire disparaître ces techniques parallèles limportant est la posture que lon prend et donc être conscient de ce que lon fait, à lautre, à soi, et être conscient de qui on est quand on le fait.

    • Emmanuelle GABOURG dit :

      Bonjour,
      Merci de faire part de votre opinion. Mon propos ne se fonde pas sur le fait qu’il y ai trop de thérapeutes et encore moins trop peu formés. Etre thérapeute c’est soigner à l’aide d’une thérapie. A chacun sa motivation pour exercer. Je crois que les personnes qui s’engagent sur cette voie sont profondément humaines et travaillent sur elles, car conscientes qu’elles sont leur propre outil. Le monde change car nous sommes ce monde qui change. Se référer à un temps révolu (les années 80 et 90) permet-il de répondre aux mutations et changements de vision actuelle? Je ne le crois pas! Evoluons avec notre temps et voyons plus loin que le temps. L’évolution est faite de passages et emprunter des chemins pour éclairer sa réelle vocation est indispensable. Cela s’appelle une transition. Bien à vous.

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