Mission de vie ou contribution au monde, une histoire de mouvement!

Marque Oser se Réinventer
Créer sa marque ou comment créer le réceptacle de son identité multi-potentielle?
juin 1, 2018

Crédit Photo: Nevess

Dans nos sociétés normatives, le « défi » de tout un chacun est de trouver et prendre sa place, ce que certains appelleront sa mission de vie. Nous, êtres humains, avons besoin d’être utiles aux autres et la plupart du temps ce besoin est comblé par un emploi salarié ou indépendant, une contribution à la société et plus largement au monde. Une contribution qui encore, souvent, suit un mouvement qui part des autres pour aller vers soi. Et si notre mission de vie ou contribution au monde était une histoire de mouvement! Mouvement d’intention, mouvement d’impulsion.

Croire que notre destinée doit être guidée par l’extérieur est effectivement une impasse. En effet, notre façon de rechercher un emploi ou de créer une entreprise est souvent basée sur des codes conventionnels. Codes constituant une conformité valorisée voire exigée. Ces codes, qui nous rassurent (en tous cas c’est ce que l’on croit), mais qui a contrario nous éloignent et peuvent (également) nous empêcher de savoir qui l’on et ce pour quoi nous sommes faits réellement.Voici ma vision (très personnelle) de ce que certains nommeraient la mission de vie ou comment contribuer aux autres en partant de soi.

L’observation d’un mouvement…

Notre société, cette construction humaine en perpétuelle évolution s’exprime autour de codes économiques qui changent très rapidement et impactent la sphère « travail ». Lorsque je suis rentrée sur ce fameux “marché du travail”, le CDI était une fin en soi. Depuis quelques années, ce contrat à durée indéterminée n’a plus la (même) côte, et l’entreprenariat s’envole. En effet, le taux de création d’entreprise a doublé depuis les 15 dernières années dixit « Les échos ». Ainsi, nous assistons à l’émergence de nouvelles consciences. A l’émergence de nouvelles façons de contribuer, d’être utiles aux autres et au monde, de faire porter sa voix. Et dans cette nouvelle vision, la contribution aux autres se replace de plus en plus au centre de l’individu. Mission de vie ou contribution au monde une histoire de mouvement!

…de l’extérieur vers l’intérieur…

C’est amusant d’observer qu’il y a quelques années, le leitmotiv générationnel de nos parents était « trouve toi un CDI et rentre dans le rang », « deviens fonctionnaire ». Injonction ou conseil servant je ne sais quel abri sécuritaire contre la prémunition d’une période « d’errance professionnelle ».  Ou peut-être de celle du “chômage”,  cette période de transition dans une vie professionnelle permettant aussi réflexion et requalification, souvent jugée comme honteuse par la pensée collective.

Le « bunker du CDI », comme rempart des peurs de la génération de nos parents, ces peurs qui ne sont pas les nôtres. Les temps changent, les générations évoluent et c’est tant mieux. Il s’agit là d’une période de contribution tournée vers l’extérieur à coup de croyances judéo-chrétiennes, où la culpabilité venait nous fouetter, si par malheur nous n’étions pas dévoués aux autres, en s’oubliant soi-même tant qu’a faire, faisons le bien ! (Sic !).

Ainsi, l’exécution d’un emploi existait comme simple échange de son temps contre de l’argent. Alors, l’important n’était pas la réalisation de soi, mais bien la sécurité. Il ne fallait pas trop se poser de questions et être content de son sort même si celui-ci ne nous satisfaisait pas complétement ! L’emploi comme badge d’accès à un statut d’acteur économique dans la société.

…de l’intérieur vers l’extérieur.

Avec la génération Y, toutes ces normes sécuritaires sont mises à mal.

Et les potentiels acteurs économiques (souvent très diplômés) n’ont plus les mêmes envies et se mettent au premier plan quant il s’agit de rentrer dans cette sphère « travail ». Et pour rien au monde, il me semble, qu’elle négocierait une qualité de vie pour un emploi « lambda ». Pour rien au monde, elle ne s’autoriserait à s’ennuyer sur un poste ou à exécuter un job qui ne les fait pas vibrer, qui ne fait pas sens, dans lequel elle ne puisse pas se renouveler et s’accomplir. L’emploi comme badge d’accès à l’épanouissement personnel.

Aujourd’hui, quelques grandes entreprises ont compris qu’elles devaient composer avec ces multi-potentiels et s’adapter à leur façon de penser et d’envisager l’emploi. Nombreux, sont ces surfeurs de nouvelles technologies avec une vision de l’emploi aux antipodes de la génération de celle de leurs parents.

Makers, acteurs, novateurs, multiples,  représentants le changement du monde du travail. Avec une vision de l’emploi comme médium d’expression d’une contribution teintée de valeurs personnelles et humanistes, au sein de ces entreprises adaptatives.

Qu’il s’agisse de salariat ou d’entrepreneuriat, ces néo-acteurs économiques se tournent vers leur intérieur pour contribuer. Ainsi, le mouvement est inversé et part du centre de soi pour se déverser à l’extérieur.

Ce centre, c’est l’autorisation de:

  • questionner son idéal de vie.
  • se poser de vraies questions, parfois existentielles.
  • se mettre au centre du système, voire l’utiliser sans compromis.

C’est rêver plus grand et contrairement à leurs parents, c’est accéder au sommet de la pyramide de Maslow assurément et rapidement.

Voir déjà en soi, avant de voir plus grand que soi.

A l’ère de la nouvelle conscience qui envahit notre monde, une nouvelle quête est lancée. Après « trouve toi un CDI… » C’est  « trouve ta mission de vie ».

Je n’ai rien contre ce terme «  de mission de vie”, seulement,  je le trouve parfois teinté d’un caractère anxiogène. Et si je ne trouve pas ma mission de vie, que va–il se passer ? Suis-je un bon à rien ? La dérive de cette mission de vie, c’est de partir en quête d’un Graal reluisant d’une pointe de pression, laissant ceux qui ne l’ont pas encore identifié dans le sentiment de rater quelque chose.

De “Trouve ta mission de vie” à “Trouve ce qui te fais vibrer”

La mission de vie ne peut être que la conséquence de notre capacité à déjà aller voir en soi. Pour faire plus grand que soi, il est nécessaire d’avoir cette vision claire de soi, en soi. Ce mouvement où tout part de soi pour rejaillir sur les autres.

Alors je dirais plutôt « trouve ce qui fais sens pour toi » « découvre ce qui te fais vibrer » « exprime ce qui te procure joie et enthousiasme ».

Et si contribuer au monde c’était juste cela !?

Etre, c’est déjà contribuer.

Et si notre mission de vie était juste d’être à la bonne place, la sienne ? A faire ce qui nous fait vibrer sans pour autant parler de mission ! Accepter que  la bonne place est juste être soi, sans (attente de) validation externe. Certains ont des rêves et lorsqu’il s’agit de les concrétiser arrivent alors tous les critères du « politiquement bancable ». En deux temps trois mouvements, le rêve est piétiné et part aux oubliettes ou devient sujet à polémiques et à découragement sur le ring de ces autres trop frileux pour réaliser quoi que ce soit : « ça ne marchera jamais » « personne n’achètera ce service »…

Une fois de plus on cherche à mettre de la sécurité et donc de la peur dans nos actions, parce que la conformité est plus que valorisée, elle est  ancrée dans nos têtes. Je ne dis pas qu’il n’est pas important de sécuriser un projet quelqu’il soit. Mais pourquoi systématiquement le faire au détriment de s’autoriser à rêver grand et se donner les moyens de les réaliser?

Le choix illusoire et ses conséquences.

Certains appelleront cela avoir le beurre et l’argent du beurre. Encore un moyen de nous maintenir dans une réalité économique. Laquelle? Moi je crois qu’avoir les deux c’est possible !

Choisir (si on peut appeler cela un choix) la sécurité au détriment de l’accomplissement, est-ce vraiment viable humainement parlant? Jusqu’à quel point ? La souffrance doit-elle forcément toujours être de la partie?

Je pense à ces acteurs économiques qui se retrouvent dans un métier choisi par leurs parents et qui survivent psychologiquement dans une contribution qui n’a pas ou plus de sens, jusqu’à ce que cela ne soit plus supportable. Et aussi, à ceux qui a défaut de connaître leur vraie valeur, vont bruler toutes leurs ressources dans une course à la perfection qui se soldera en burn-out.

Comment contribuer en partant de soi?

Si tous ces critères et codes n’existaient pas ! D’ailleurs, ils n’ont pas toujours existés. Comment faisaient nos grands-parents pour vivre ? Ils travaillaient certes ! Le contexte économique était plus simple. Ils contribuaient à leur niveau et mettaient leurs dons à l’œuvre.  Nos aïeux, faisaient ce pourquoi ils étaient doués et cela n’était pas (toujours) dicté par des normes mais aussi par leur for intérieur.

Aujourd’hui, nous retrouvons cet esprit au travers d’acteurs économiques qui se lancent dans l’entreprenariat. Ils y expriment généralement une capacité, une sensibilité qui leur est propre. Pour certains, le chemin n’est pas toujours simple car culturellement, il ne doit pas l’être !

L’impulsion de soi

Il existe une impulsion qui vient de notre intérieur, qui nous montre le chemin vers notre accomplissement, notre raison d’être.

Nous avons tous une sensibilité particulière, voire plusieurs pour accomplir des choses qui nous rendent heureux. D’ailleurs, lorsque nous les exécutons, nous oublions toute notion de temps. Il est même probable que les autres se rendent compte mieux que nous de ce qui est notre force et nous consultent pour cela de façon naturelle.

Le mouvement pertinent est de partir de soi et de se servir de l’environnement et non l’inverse.

Exemple d’une exploration de soi…

Au pays du soleil levant, une toute autre culture du travail existe où la raison d’être est primordiale. Un modèle nommé Ikigaï, croise 4 sphères au cœur desquelles se révèle notre raison d’être.

Un modèle qui semble simple à réaliser seul mais qui ne l’est pas forcément quand on manque de recul sur soi-même. Car pour constituer votre Ikigaï, vous ne devez pas compter (uniquement) sur votre mental. Cela rendrait l’exercice trop laborieux et vous retomberiez dans ce mouvement qui part de l’extérieur.

Il ne s’agit pas d’un bilan de compétences. Cette action de rassembler toutes vos compétences acquises et d’en faire une synthèse qui pourra rentrer dans un nouvel emploi ressemblant pour beaucoup a celui que vous avez quitté et que vous ne souhaitez plus exercer ! Réaliser son Ikigaï est un exercice bien plus profond que ça !

L’expérience organique de ma méthode d’exploration de soi.

C’est aller à sa propre rencontre et vivre une expérience organique ! Pouvoir se voir avec le cœur, ressentir dans vos cellules ce qui vous anime et fait vibrer vos dons et potentiels. Ainsi, c’est vivre des évidences, faire des liens fluides que vous n’avez probablement jamais faits avant !

Destinée, mission de vie, expertise, peu importe comment vous l’appelez. Comment trouver cette raison d’être et en vivre?

Trouvez votre axe entre ce:

  • qui vous anime
  • pour quoi vous êtes bon
  • dont le monde à besoin
  • qui est rémunérateur.

Et vous aurez la base de votre contribution au monde. Un axe précieux lors de la lancée d’un nouveau projet, une reconversion professionnelle, un projet d’entreprise.

Pour réaliser son Ikigaï de façon organique, j’organise le 18 mai prochain une journée de reconnexion à soi: A la découverte de mes talents. Si vous rêvez secrètement de sortir du salariat, si vous êtes en reconversion professionnelle ou juste curieux de découvrir vos dons et que vous sentez que c’est fait pour vous, vous aurez tous les détails en me contactant.


2 Comments

  1. anna schettini dit :

    C’est toujours un plaisir de te lire Emmanuelle…. Les mots choisis avec justesse, défilent sous mes yeux et sans m’en rendre compte, je suis déjà au bout de l’article. Comme tu le dis si bien, on en perd la notion du temps. Peut-être que ces mots entrent en résonance avec une partie de mon être ? En tous cas, tu me donnes envie de partir à la découverte d’un autre “Moi”.

    • Emmanuelle GABOURG dit :

      Anna,
      Je suis touchée de savoir que le temps se suspend à la lecture de cet article. Merci d’être une des facettes de mon miroir. Belle route vers ton nouveau “Moi” qui est déjà là 😉

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